Leger
Né sur les bords du Rhin, fils de Sainte Sigrade, il fait ses études à Poitiers et il devint abbé de Saint-Maixent ; il fut chargé de l'éducation des enfants royaux, Clothaire III, Childéric II et Théodoric ; nommé évêque d'Autun, il défend les droits de Théodoric contre Ebroïn, qui le fit martyriser en lui arrachant d'abord les yeux : on l'invoque dans les maladies oculaires et les convulsions. Son frère fut supplicié avec lui.
Maur
Mal de Saint Maur : La goutte
Moine italien, de l'abbaye du Mont-Cassin, disciple de St-Benoît, il diffusa la règle bénédictine en Gaule au VIe siècle. Célèbre est la légende qui le décrit marchant sur un lac pour sauver le jeune Placide (futur St Placide) tombé à l'eau. Ses reliques sont à l'abbaye de St-Maur-des-Fossés.
Peregrin
Né en Italie en 1260, il lutte contre la Papauté quand une rencontre avec St Philip Benizi le convertit : il entre chez les Servites ; comme il présente un cancer du pied, le médecin décide l'amputation et après une nuit de prières, quand le médecin revient le lendemain, la jambe est entièrement guérie : il est invoqué par les cancéreux. Une autre version de cette légende existe : s'étant imposé de ne jamais s'asseoir, il présenta de graves problèmes circulatoires des membres inférieurs, avec ulcères ; quand le chirurgien qui avait décidé d'amputer une jambe, se prépara à l'intervention, il eut la stupéfaction de découvrir un membre absolument sain. Il est invoqué pour les ulcères.
Rita
Née à Cascia, en Ombrie, en 1381, après avoir été mariée et mère de jumeaux, veuve, elle rentre au couvent et sa vie légendaire est parsemée de faits miraculeux et de guérisons spectaculaires : elle est la patronne des causes désespérées et elle est invoquée pour guérir les cancers.
Martin
Mal de Saint Martin : L'ivresse
Fils d'un officier de la cavalerie romaine, né en Pannonie vers 316, il est élevé à Pavie où son père s'est retiré. À 10 ans, il demande à être instruit dans la religion chrétienne puis souhaite mener une vie monastique, mais son père, païen, l'enrôle de force dans la cavalerie romaine. Lors d'un passage de sa cohorte près d'Amiens, âgé de 18 ans, il coupe en deux sa cape et en donne la moitié à un mendiant croisé sur la route (pourquoi la moitié, parce que selon la coutume, l'autre moitié ne lui appartenait pas mais appartenait à la cavalerie). À 40 ans, rendu à la vie civile, il se rend à Poitiers où il reçoit de l'évêque St Hilaire le plus bas des ordres mineurs, par humilité. Il part évangéliser la Pannonie puis revient en Gaule : ordonné prêtre, il fonde un monastère à Ligugé où les chrétiens de Tours viennent le kidnapper pour le porter sur le trône épiscopal ; il est sacré le 4 juillet 371. Il fonde un monastère à Marmoutiers où il mène une vie simple. Il aurait évangélisé la région de Trèves et le Luxembourg. Mort en 397, une église est érigée à Tours où se recueilleront Clovis, Charlemagne, Philippe-Auguste, St-Louis, Henri IV, Louis XIV. Sa fête est célébrée le 11 novembre.
Gerard de Brogne
D'abord soldat, il choisit la vie monastique chez les Bénédictins ; il s'initie à St-Denis près de Paris puis il fonde une abbaye dans sa région près de Namur ; il meurt en 959 ; il est invoqué contre les convulsions et les maladies du foie.
Aldegonde (Cousolre 630 - 684)
Fille d'un notable de la cour du roi Dagobert, elle s'installe en ermite dans la forêt de Malbode (futur Maubeuge) où elle mourut d'un cancer ; on la prie pour les fièvres et migraines, les maladies des yeux et les tumeurs des seins.
Mercurial
Chevalier aragonais, il participe à la reconquête de l'Espagne et il est tué à Vielle Louron par les Sarrasins ; il aurait guéri un roi d'Espagne du diabète et il est donc invoqué par les diabétiques.
Leopold
Né à Melk en 1073, Margrave d'Autriche, parent de Frédéric Barberousse, il transforme son palais en asile pour les pauvres et les orphelins ; il fonda les abbayes de Klosterneuburg et de Mariazell ; sa fête est un jour férié en Autriche ; il est réputé soulager les douleurs abdominales.
Juste
Soldat de l'armée romaine, il subit le martyre d'un casque rougi au feu, qu'on lui enfonça sur la tête : il soulage les céphalées et les maladies nerveuses.
Quentin
Noble citoyen romain, il fut arrêté à Amiens, étiré sur un chevalet, roué de nerfs de bœuf, enduit de graisse bouillante, embroché, cloué et décapité ; 50 ans après son corps fut retrouvé en parfait état et enseveli ; une église fut bâtie en ce lieu ; il est prié contre les entorses, l'hydropisie et la coqueluche.
Etienne
Le premier des sept diacres, il est condamné à être lapidé par le Sanhédrin, en 36, il sera le premier martyr ; tué par des pierres, il est invoqué contre les calculs ou pierres de la vessie.
Lazare
Mal de Saint Lazare ou Ladre : La lèpre
D'une riche famille juive, frère de Marthe et Marie-Madeleine, les saintes femmes de l'Évangile, il est maltraité ainsi que ses sœurs en l'an 35 et mis dans un bateau qui aurait navigué jusqu'à Marseille, dont il devint le premier évêque. Emprisonné pour ne pas avoir sacrifié aux idoles, il fut décapité. Sa tête serait restée à Marseille, et les reliques de son corps transportées à Autun.
Cunegonde
Impératrice germanique du XIe siècle, elle se retira, une fois veuve, dans le monastère de Kaufungen qu'elle avait fondé et où elle préparait des potions pour la grossesse; son mari aurait accepté qu'elle conserve la virginité à laquelle elle s'était vouée, dès sa jeunesse ; elle est réputée protéger les femmes enceintes car à la Sainte Cunégonde (3 mars) la terre redevient féconde.
Agathe
Originaire de Catane en Sicile, elle fut martyrisée en 251 sur l'ordre du préfet Quintianus pour avoir refusé d'abjurer sa foi ; elle fut violée et brûlée ; elle est représentée portant ses deux seins sur un plateau, en évocation de son supplice : patronne des nourrices (contre l'agalactie)
Fiacre
Mal de Saint Fiacre : Les hémorroïdes
Vécut au VIe siècle ; fils du roi d'Écosse, il part en France se retirer près de Meaux où il fonde un couvent et s'y adonne à l'agriculture, utilisant tous les produits de l'exploitation pour nourrir les nombreux pèlerins et malades qui se pressent, attirés par sa renommée. Des envoyés d'Écosse viennent lui proposer la couronne du royaume d'Écosse, mais à sa demande, Dieu le défigure à un point tel que les envoyés renoncent à leur mission. Il meurt dans son ermitage et de nombreux miracles se seraient succédé sur sa tombe.
Claire
Originaire d'Assise, la prédication de St François l'émeut au point qu'elle décide de se consacrer à Dieu, d'abord chez les Bénédictines de San Paolo puis à San Damiano où elle fonde l'ordre des Clarisses où elle défendra la notion de totale pauvreté ; quand en 1234 les soldats de Frédéric II qui investissaient Assise voulurent envahir le monastère elle éleva vers eux un ciboire : aveuglés, ils prirent la fuite ; elle est invoquée pour les maladies oculaires car son nom rappelle la clarté de la vue.
Barbe
Fille d'un satrape d'Asie Mineure au IIIe siècle, elle fut décapitée par son propre père ; celui-ci est sur le champ frappé par la foudre et réduit en cendres : elle est invoquée contre la mort subite et contre les brûlures et les fièvres.
Reine
Mal de Sainte Reine : La gale
Décapitée à l'âge de 16 ans en 252 à Alesia (Alise Sainte-Reine). Son culte est attesté par une basilique érigée au Ve siècle sur son sarcophage à Alise. Sa fête est le 7 septembre : à la Sainte Reine, sème ton bon grain.
Il existe une autre Sainte Reine qui était veuve et qui fonda un monastère à Denain au VIIIe siècle. Sa fête est célébrée le 1er juillet.
Eloi (590 - 659)
Mal de Saint Eloi : Les ulcères
Naquit à Chaptelat près de Limoges. Apprenti chez le maître de la Monnaie de Limoges, il y montra vite un talent d'orfèvre sans égal. Le roi Clotaire II lui commanda un trône d'or et de pierreries ; avec l'or reçu, il réussit, à la stupéfaction du roi, 2 trônes magnifiques : il est aussitôt nommé Grand Argentier du roi. Mais bientôt il se détacha du luxe et des richesses qui encombraient sa vie et distribua tous ses biens aux pauvres. Ami de Dagobert, successeur de Clotaire, il obtint une terre à Solignac pour y bâtir un monastère mais il dut accepter l'évêché de Noyon où il poursuivit sa vie exemplaire.
Elisabeth
Fille du roi de Hongrie, elle est mariée à 14 ans au fils du Margrave de Thuringe ; veuve à 20 ans, elle se consacre aux pauvres et aux lépreux qu'elle soigne mais elle nourrit et accueille tous les petits enfants pauvres du voisinage ; elle guérit les croûtes de lait et les teignes.