Bertin
Originaire de Constance, il sera abbé du monastère de Sithiu, qui est à l'origine de la ville de Saint-Omer où il meurt en 709 ; il guérit le rachitisme et l'épilepsie.
Hubert
Fils d'un duc d'Aquitaine, à la cour de Pépin de Herstal, il épouse la fille de Dagobert ; lors d'une chasse, le cerf qu'il poursuivait lui apparut avec une croix entre les bois : il s'engage dans une vie monastique, devient évêque de Maastricht puis de Liège, réputé pour la défense des opprimés et des pauvres ; il est invoqué pour les morsures d'animaux et la rage.
Agathe
Originaire de Catane en Sicile, elle fut martyrisée en 251 sur l'ordre du préfet Quintianus pour avoir refusé d'abjurer sa foi ; elle fut violée et brûlée ; elle est représentée portant ses deux seins sur un plateau, en évocation de son supplice : patronne des nourrices (contre l'agalactie)
Rita
Née à Cascia, en Ombrie, en 1381, après avoir été mariée et mère de jumeaux, veuve, elle rentre au couvent et sa vie légendaire est parsemée de faits miraculeux et de guérisons spectaculaires : elle est la patronne des causes désespérées et elle est invoquée pour guérir les cancers.
Mathurin
Mal de Saint Mathurin : La folie
Né à Larchant à la fin du IIIe siècle d'un père chargé d'exterminer les chrétiens par l'empereur Maximien, il est baptisé secrètement à 12 ans, convertit ses parents, devient prêtre à 20 ans ; la légende dit qu'il aurait bénéficié d'un don pour calmer les énergumènes et chasser les démons. Sa réputation s'étend : emmené à Rome pour soigner Théodora, la belle-fille de l'empereur, il lui fait boire de l'huile qu'elle vomit avec le démon. Il vécut encore 3 ans à Rome. Son corps fut ramené à Larchant . Invoqué pour les fous et les "épouses insupportables", il est le patron des bouffons, des clowns, mais aussi des marins en Bretagne et des potiers d'étain à Paris. Sa fête est le 1er novembre.
André
Pêcheur du lac de Tibériade, disciple de Jean puis apôtre de Jésus, lors de la multiplication des pains, c'est lui qui amène à Jésus le jeune enfant avec les 5 pains et les 2 poissons : il combat les maladies infantiles. Il fut crucifié en Grèce, en l'an 60, sur une croix en X.
Piat
Originaire d'Italie, il évangélise la région de Chartres puis la région de Tournai ; il est invoqué contre les céphalées et les fièvres.
Mathurin
Alors que son père martyrise les chrétiens, il se convertit, est prêtre à 20 ans et il guérit la belle-fille de l'empereur atteinte d'un dérangement cérébral : on l'invoque contre les maladies mentales.
Marcoul
Mal de Saint Marcoul : Les écrouelles
Né dans la colonie saxonne implantée à Bayeux, il est ordonné prêtre ; Childebert Ier lui donne un terrain dans le Cotentin pour bâtir un monastère. Il entre en relation avec St Hélier, qui évangélisera Jersey. Là, il l'assistera dans ses derniers moments, en 558. Durant les invasions normandes, ses reliques furent transférées dans l'Aisne, à Corbery, où les rois de France allaient en pèlerinage avant de procéder au toucher des écrouelles. Le septième enfant mâle, appelé Macou, aurait le même pouvoir de guérison.
Agapit
Il vécut au IIIe. siècle : originaire de Préneste, il est étudiant en droit à Rome lorsqu'il est arrêté comme chrétien et sauvagement martyrisé par le fouet, les charbons ardents, l'eau bouillante ; invoqué pour les femmes en couches et les enfants.
Anne
Elle se désespérait d'avoir un enfant quand à un âge déjà avancé, un ange vint l'avertir qu'elle serait mère : et ce fut la naissance de Marie, la mère du Christ : elle est invoquée par les femmes stériles ou en cas de dystocies.
Juste
Soldat de l'armée romaine, il subit le martyre d'un casque rougi au feu, qu'on lui enfonça sur la tête : il soulage les céphalées et les maladies nerveuses.
Clement
Disciple de St Paul, il succède à Pierre sur le Siège de Rome ; exilé en Crimée, il fut martyrisé par la noyade : il retrouve et soigne les noyés.
Reine
Mal de Sainte Reine : La gale
Décapitée à l'âge de 16 ans en 252 à Alesia (Alise Sainte-Reine). Son culte est attesté par une basilique érigée au Ve siècle sur son sarcophage à Alise. Sa fête est le 7 septembre : à la Sainte Reine, sème ton bon grain.
Il existe une autre Sainte Reine qui était veuve et qui fonda un monastère à Denain au VIIIe siècle. Sa fête est célébrée le 1er juillet.
Etienne
Le premier des sept diacres, il est condamné à être lapidé par le Sanhédrin, en 36, il sera le premier martyr ; tué par des pierres, il est invoqué contre les calculs ou pierres de la vessie.
Gildas
Mal de Saint Gildas : La folie
Il naquit à la fin du IVe siècle à Arecluda, dans une famille chrétienne. Après ses études à l'abbaye de Llancarvan, il part évangéliser l'Écosse puis l'Irlande, où il réorganise les monastères. Il fait un voyage en Italie, séjourne à Ravenne, puis, au retour, il fonde le monastère de Rhuis qu'il quitte pour se retirer dans un ermitage sur les bords du Blavet où il mourut. Il avait écrit le De Excidio où il décrit l'histoire de la Grande Bretagne et de la conquête romaine, mais où il admoneste aussi la noblesse et le clergé pour les inciter à mener une vie conforme à leur Foi.
Quentin
Mal de Saint Quentin : L'hydropisie
Fils d'un sénateur romain du IIIe siècle, vient prêcher l'Évangile en Gaule, dans la région d'Amiens. Son succès est tel que le gouverneur romain Rictiovarus le convoque et lui ordonne de sacrifier aux dieux. Quentin refuse et est cruellement martyrisé.
Antoine de Thèbes ou le Cénobite (251 - 356)
Le Feu Saint Antoine : l'ergotisme
Ami de l'évêque d'Alexandrie, Athanase, qui écrira sa vie, il fuira la persécution de l'empereur Dioclétien et deviendra ermite dans le désert d'Égypte ; il est à l'origine de l'érémitisme qui prône la recherche spirituelle dans la solitude, le silence et la méditation. Comme la solitude peut être dangereuse, et très célèbre est l'épisode de sa tentation, où le diable qui aurait pris l'apparence d'un cochon, lui aurait proposé des jeunes femmes désirables à souhait, et à laquelle il aurait résisté, le cochon devenant alors un paisible compagnon : cette péripétie a été reprise en romans (Flaubert), en peinture (Teniers, Bosch, Tiepolo, Véronèse, Cézanne, Dali) et en musique. Il fut élaboré le cénobitisme, qui conseille aux ermites de se regrouper : il y eut jusqu'à 10 000 ermites en Égypte. Arles se targue de conserver les reliques du saint. Il est souvent représenté avec un cochon à ses pieds ou tenant une clochette. Il est invoqué depuis une 'épidémie' d'ergotisme qui eut lieu en France au XIe siècle et pendant laquelle les prières qui lui furent dédiées auraient permis de nombreuses guérisons.
Marcel
Mal de Saint Marcel : La gangrène
Mort en 310 à Romain, il est élu pape en 308 en remplacement de Marcellin, martyrisé 2 mois avant. Il crée de nouvelles catacombes, divise Rome en 25 paroisses. L'empereur Maxence le fait arrêter et lui demande de sacrifier aux idoles ; il répond que "la Foi lui est plus chère que la vie". Maxence le fait flageller mais ne lui ôte pas la vie, préférant l'humilier en l'enfermant comme esclave dans les écuries impériales. Racheté en secret à ses gardiens par des fidèles, il est de nouveau arrêté par Maxence et condamné à être palefrenier dans un haras établi à l'emplacement d'une église. Il y mourut et fut enseveli dans la catacombe de Priscille. Ce fut le dernier pape martyrisé.
Eloi (590 - 659)
Mal de Saint Eloi : Les ulcères
Naquit à Chaptelat près de Limoges. Apprenti chez le maître de la Monnaie de Limoges, il y montra vite un talent d'orfèvre sans égal. Le roi Clotaire II lui commanda un trône d'or et de pierreries ; avec l'or reçu, il réussit, à la stupéfaction du roi, 2 trônes magnifiques : il est aussitôt nommé Grand Argentier du roi. Mais bientôt il se détacha du luxe et des richesses qui encombraient sa vie et distribua tous ses biens aux pauvres. Ami de Dagobert, successeur de Clotaire, il obtint une terre à Solignac pour y bâtir un monastère mais il dut accepter l'évêché de Noyon où il poursuivit sa vie exemplaire.
Job
Mal de Saint Job : La lèpre
Homme juste et intègre, qui craignait Dieu et se gardait du mal. Ses souffrances et sa patience ont été décrites dans un livre canonique de l'Ancien Testament, le livre de Job, rédigé vers 1600 ans av. J.-C. Il est surtout vénéré en Orient, où d'autres saints orthodoxes portent ce nom :
- Saint Job de Moscou : métropolite de Moscou et patriarche, qui fut exilé pour avoir soutenu Boris Godounov.
- Saint Job de Potchaiev, mort en 1651.
- Saint Job, père spirituel de Pierre le Grand et qui fut exilé au monastère de Solovski, dans le Grand Nord. Il mourut en 1720.